
Je te hais.
Je te conchie.
Je te vomis dessus.
Je te perce les yeux avec de fines aiguilles.
Je te lacère la peau avec des lames de rasoirs.
Je t'éclate la boîte crânienne dans un étau.
Je t'ouvre la cage thoracique et je t'arrache le coeur.
Je te broie consciencieusement toutes les articulations.
Je te jette dans l'onde froide du Rhône et te maintiens la tête sous l'eau, jusqu'à ce que
tes poumons noircis, se gorgent d'eau.
Je te coupe la tête, et je regarde le sang gicler de ton artère béante.
Je te fais claquer les tendons un à un.
Je te glisse des aiguilles chauffées à blancs sous les ongles.
Je te brûle le visage au vitriol.
Je te viole avec des tessons de bouteilles.
Je te tire les cheveux, jusqu'à ce que des méches me restent colées entre les doigts.
Je te sort les yeux de leurs orbites avec une petite cuillère et je te fais sauter la pulpe de la rétine.
Je te fais avaler des litres d'eau de Javel.
Je te force à engloutir des grenades dégoupillées et je regarde ton corps exploser en petits confettis sanglants.
Je voudrais que tu te taise.
Je voudrais que tu arrête de penser.
Je voudrais que tu cesses d'exister.
Je voudrais trouver ton putain de bouton off.


4 commentaires:
Je me relis et je conçois la violence de mes propos
(sur le moment, les mots me paraissaient pas si violents...juste apropriés à ma colère et à ma douleur).
Néanmoins, je souhaite garder cet "essai" et sa verbalité agressive.
Ma rage et mon courroux, si puissants soient-ils, on le droit d'exister et de se faire entendre.
Désolée pour ceux que ça attristerait ou à qui ça ferait peur...
Mieux vaut que cette haine s'exprime par les mots que par une concrétisation physique...
Dont be fuckin' sorry!
Fais monter le cri et au diable les "propos", "la verbalité" et tout ça! Si les mots sont violents et paraissent tels, c'est que ça doit sortir ainsi. Pas de compromis. Et tu as raison : tout ça c'est de la vie gagnée contre les affects morbides.
Allez! Que ces putains de blogs servent au moins à trouver du souffle et à respirer un peu...
(the smell of my suicide is a bright yellow park...)
take care
Ben je vois pas non plus pourquoi tu dois t'excuser d'autant plus que c'est drôlement bien troussé. J'aimerais bien qu'on me haïsse avec autant de verve, c'est plus original que "sale tête de con-ne"
Mais la curiosité (qui a tué le chat mais pas encore moi) me taraude: cé qui?
To lanumbr2,
On est jamais mieux haïs que par soi-même, ça devrait répondre à ta question:-)
Soi dit en passant, j'aime beaucoup la chanson "Conne" de Brigitte Fontaine( c'est du genre de celle qu'on beugle dans sa cuisine, en se maudissant d'avoir raté son risotto...).
En parlant de violence, mon intention n'était pas de m'excuser, par contre, chacun réagit de manière différente* à celle-ci, en particulier quand la-dite violence se rapporte sur l'auteurE-même de ces propos...
*Dans une scène du court-métrage que j'ai tourné ces deux derniers jours, il y a une scène de violence-soft.Un dealer se fait chopper par les flics qui l' emènnent de manière assez musclée.
On avait peu de matos,une caméra et une perche, et la scène était filmée depuis un passage sur-élevé.
Malgrè tout, les gens y on cru, et quand ils ont vus qu'il s'agissait d'acteurs, certains sont venus nous dire qu'ils avait été touché par la violence de la scène et que "ce n'était pas bien de montrer des choses comme ça".Une nous a même accusés de pratiques nazies!
Pourtant, il n'y avait aucune violence particulièrement agressive dans le jeu...
See you
xoxoxo
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